De quoi s'agit-il?
Définition de la dyspraxie verbale (childhood apraxia of speech) selon le American Speech-Language-Hearing Association (ASHA) Ad Hoc Committee on Childhood Apraxia of Speech (2007) (traduction libre) :
            - résulter d’une atteinte neurologique connue (p.ex. un traumatisme, une infection)
            - se présenter en association avec un trouble neurocomportemental complexe d’origine connue ou inconnue (p.ex. un trouble génétique ou métabolique), ou
            - se manifester sous forme d’un trouble idiopathique et neurogénique des sons de la parole.
Caractéristiques
Il n’existe pas présentement de consensus dans le domaine de l’orthophonie quant aux caractéristiques qui définissent la dyspraxie verbale (Forrest, K., 2003). Des recherches plus poussées sont requises afin de déterminer quels marqueurs permettent à la fois d’inclure tous les enfants présentant une dyspraxie verbale et d’écarter ceux qui présentent d’autres difficultés articulatoires/phonologiques qui s’apparentent à la dyspraxie verbale. Les caractéristiques de la dyspraxie verbale les plus reportées par les orthophonistes seraient les suivantes (Forrest, K., 2003) :
          -  lorsque l’enfant répète une syllabe ou un mot, les productions varient d’une répétition à l’autre
          -  la production d’un son donné varie selon le contexte
          -  la production d’un son est différente en isolé versus en conversation

La dyspraxie verbale est parfois associée aux caractéristiques suivantes également :

Comment pouvons-nous vous aider?

American Speech-Language Hearing Association. (2007). Childhood Apraxia of Speech. [Position Statement]. Available from www.asha.org/policy.
American Speech-Language Hearing Association. (2007). Childhood Apraxia of Speech. [Technical Report]. Available from www.asha.org/policy.
FORREST, K. (2003). Diagnostic Criteria of Developmental Apraxia of Speech Used by Clinical Speech-Language Pathologists, American Journal of Speech-Language Pathology, 12(3), p. 376-380.
STRODE, R. M., CHAMBERLAIN, C.E. (2006). The Source for Childhood Apraxia of Speech, LinguiSystems, Inc.
www.apraxia-kids.org
www.aqeta.qc.ca

  • La dyspraxie verbale est un trouble neurologique portant atteinte à la précision et à la constance des mouvements sous-jacents à la parole, en absence de déficits neuromusculaires (p. ex. réflexes anormaux, tonus anormal).  La dyspraxie verbale chez l’enfant peut :

  •     Étant donné les difficultés à planifier ou à programmer les paramètres spatiotemporels des séquences de mouvement, la parole comprend des erreurs au niveau de la production des sons et au niveau de la prosodie.

  •     Productions inconstantes :

  •     Difficultés oromotrices  générales

  •     Tâtonnements visibles pour le positionnement articulatoire

  •     Incapacité à imiter des sons

  •     Les difficultés augmentent selon la longueur des énoncés

  •     Une pauvre habileté à séquencer les sons

  •     Répertoire phonétique limité

  •     Erreurs vocaliques fréquentes et distorsions vocaliques

  •     Difficultés à produire volontairement des mouvements oraux qui ne traitent pas de la parole (apraxie orale)

  •     L’intelligibilité de la parole est limitée

  •     Atteinte à la prosodie de la parole (débit lent, voix monotone, durée trop longue ou trop courte de sons et de pauses)

  •     Plus de difficulté à produire correctement des énoncés spontanés que des énoncés pratiqués, automatiques, ou qui ont été présentés sous forme de modèle

  •     En évaluant la parole de l’individu, c’est-à-dire, en analysant les types d’erreurs observées (p.ex. omissions, distorsions, substitutions) lors d’un test d’articulation et en conversation spontanée.

  •     En examinant la structure et le fonctionnement des organes de la parole.

  •     En observant quel est l’effet d’une longueur d’énoncé croissante sur l’exactitude des production

  •     En notant les différences entre des productions imitées et des productions spontanées.

  •     En évaluant tout autre domaine jugé pertinent (p.ex. la déglutition, la production volontaire de mouvements oraux, etc.).

  •     En ciblant des objectifs d’intervention qui sont réalisables et fonctionnels et qui tiennent compte des forces, des faiblesses et des besoins de l’individu.

  •     En offrant à l’individu ou à ses parents des stratégies (p.ex. indices multi-sensoriels) et des exercices pour travailler les séquences de sons et en augmentant graduellement la complexité des structures syllabiques.

  •     En visant une communication fonctionnelle (p.ex. établir un vocabulaire fonctionnel à l’aide de la méthode d’approximations successives et éventuellement, introduire des phrases porteuses).

  •     En créant une atmosphère chaleureuse, motivante et encourageante afin de maximiser la participation  et l’engagement de l’individu.

Références